{"id":131,"date":"2018-07-01T16:28:53","date_gmt":"2018-07-01T14:28:53","guid":{"rendered":"https:\/\/thierry-vernet.net\/?page_id=131"},"modified":"2018-10-29T11:45:46","modified_gmt":"2018-10-29T09:45:46","slug":"textes-sur-thierry-vernet","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/thierry-vernet.net\/?page_id=131","title":{"rendered":"Textes sur Thierry Vernet"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les yeux heureux<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On croyait avoir tout regard\u00e9 et soudain on d\u00e9couvrait un toile qu&rsquo;on avait l&rsquo;impression de ne pas avoir vue encore. Ou, dans l&rsquo;une d&rsquo;elle un d\u00e9tail qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas per\u00e7u. Je me souviens surtout de cette exposition de peintures que j&rsquo;appellerais&nbsp;: l&rsquo;envol ou l&rsquo;\u00e9vasion. Ainsi des bords de mer &#8211; \u00e9taient-ce des vues d&rsquo;Ostende ou de Normandie ? &#8211; o\u00f9 le ciel et la brume occupaient presque toute la toile et o\u00f9 l&rsquo;on distinguait quelques go\u00e9lands ou mouettes : la terre et la mer avaient disparu &#8211; et le ciel lui-m\u00eame &#8211; il n&rsquo;y avait plus qu&rsquo;un chatoiement ocr\u00e9 o\u00f9 le regard se perdait \u00e0 suivre l&rsquo;envol des oiseaux au travers d&rsquo;une lumi\u00e8re de cr\u00e9ation du monde.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je me souvient d&rsquo;\u00eatre sorti de cette exposition, apr\u00e8s chaque visite que j\u2019y fis, le coeur dilat\u00e9, rempli par tout ce que j&rsquo;avais vu, et le regard lav\u00e9, comme si s&rsquo; \u00e9tait \u00e9cart\u00e9 un voile qui, avant, m&#8217;emp\u00eachait de bien voir. Et \u00e0 chaque fois, je red\u00e9couvrais le ciel, les montagnes et les vignes avec une acuit\u00e9 et une intensit\u00e9 proche de l&rsquo;ivresse.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait une de ces moments magiques o\u00f9 le temps est suspendu et o\u00f9 le monde s&rsquo;efface, m\u00eame si par le biais des tableaux, ce dernier m&rsquo;\u00e9tait rendu, exalt\u00e9 par les yeux qui avaient su le capter et le retenir.<\/p>\n<p>Sur le chevalet s&rsquo;\u00e9taient arr\u00eat\u00e9s , le temps d&rsquo;un air et d&rsquo;un bruissement d&rsquo;aile, les messagers du bonheur.<\/p>\n<p>Edouard Johr<\/p>\n<p><strong>La vue c&rsquo;est la vie<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La peinture de Thierry Vernet n&rsquo;est donc pas imm\u00e9diatement lisible, mais elle est authentique, il faut \u00eatre libre pour&nbsp;y entrer, avec la profondeur des nos sentiments et l&rsquo;ouverture de l&rsquo;humour. Un sentiment nous parle, avec des formes, des couleurs &#8211; c&rsquo;est \u00e9trange, mais c&rsquo;est cela la peinture, cela ne s&rsquo;explique pas.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Extrait de : Thierry Vernet, la vue c&rsquo;est la vie, de Pierre Hugli<\/p>\n<p><strong>Lumi\u00e8res du monde<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Plus qu&rsquo;un peintre de la lumi\u00e8re, au sens de la contemplation tranquille , Thierry Vernet me para\u00eet un po\u00e8te du d\u00e9voilement dont les visions ponctuent la d\u00e9marche tant\u00f4t un peu somnambulique et tant\u00f4t fulgurante.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est ainsi que de vivre, depuis des ann\u00e9es, avec un toile de Th.V. que j&rsquo;ai reconnue et aim\u00e9e au premier regard, m&rsquo;a fait \u00e9prouver, \u00e0 chaque fois que tournais vers elle mon regard, comme une fen\u00eatre \u00e0 laquelle on ne se lasse pas de s&rsquo;accouder, ce sentiment m\u00eal\u00e9 de saisissement et de gratitude devant la beaut\u00e9 des choses.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Jean-Louis Kuffer<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;atelier<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous touchons, \u00e0 travers cette oeuvre longtemps m\u00e9dit\u00e9e et mille fois reprise dans son atelier, \u00e0 ce choc de la vision unique, approfondie, simplifi\u00e9e, \u00e9clair\u00e9e, qui na\u00eet d&rsquo;une incessante contemplation de ce monde r\u00e9el qu&rsquo;il aime.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Comment sauver la cr\u00e9ation du tohu-bohu de la foire sur la place ? il s&rsquo;agit simplement de conserver une vur claire de la hirarchie des valeurs : on cr\u00e9e \u00e0 la frange de sa solitude\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Joseph Czapski<\/p>\n<p><strong>Je suis \u201dpeintre\u201d<\/strong><\/p>\n<p><em>Monsieur Pomar\u00e8de, mon voisin retrait\u00e9 de la rue des Cascades, me voyant porter un chassis, me dit : \u00ab\u00a0vous faites de la peinture, c&rsquo;est bien \u00e7a occupe !\u00a0\u00bb <\/em><\/p>\n<p><em>\u201cIl y a une chose dont je suis vraiment s\u00fbr. Que je suis peintre. Tracer une ligne, colorer une surface, je veux dire le geste physique de le faire et le plaisir que cela me procure. Je suis s\u00fbr de cela. Je suis \u201dpeintre\u201d . Organiser sa vie autour et au service de ce dont je suis s\u00fbr. C\u2019est simple.\u201d&nbsp; <\/em><\/p>\n<p>Th. Vernet<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les yeux heureux \u00ab\u00a0On croyait avoir tout regard\u00e9 et soudain on d\u00e9couvrait un toile qu&rsquo;on avait l&rsquo;impression de ne pas avoir vue encore. Ou, dans l&rsquo;une d&rsquo;elle un d\u00e9tail qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas per\u00e7u. Je me souviens surtout de cette exposition &hellip; <a href=\"https:\/\/thierry-vernet.net\/?page_id=131\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":62,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"class_list":["post-131","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/thierry-vernet.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/131","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/thierry-vernet.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/thierry-vernet.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/thierry-vernet.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/thierry-vernet.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=131"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/thierry-vernet.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/131\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1137,"href":"https:\/\/thierry-vernet.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/131\/revisions\/1137"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/thierry-vernet.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/62"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/thierry-vernet.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=131"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}