Un confinement à Tabriz

La vie nomade est une chose surprenante. On fait quinze cents kilomètres en deux semaines; toute l’Anatolie en coup de vent. Un soir, on atteint une ville déjà obscure où de minces balcons à colonnes et quelques dindons frileux vous font signe. On y boit avec deux soldats, un maître d’école, un médecin apatride qui vous parle allemand. On bâille, on s’étire, on s’endort. Dans la nuit, la neige tombe, couvre les toits, étouffe les cris, coupe les routes… et on reste 6 mois à Tabriz, Azerbâyjân.

Nicolas Bouvier : l’Usage du Monde

Nous n’avons que 80 km à faire jusqu’à Tabriz où nous passerons la nuit…

Ce n’est pas une nuit que nous passons à Tabriz, ce sera tout l’hiver.

Le 2 octobre 1953, an 1332 de l’Hégire

Th. Vernet : Peindre, écrire Chemin Faisant Ed. l’Age d’homme

Voilà: c’est une petite maison complète, aile de la maison des Arméniens. Petit hall-cuisine-. Devant, débarras, à droite la chambre de Nick, à gauche la mienne. J’ai pris la plus claire question boulot.

Une exposition des oeuvres de Th. Vernet à Tabriz
Nicolas Bouvier
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