Istanbul fait toujours rêver !

Bonjour,

Je suis en voyage à Istanbul et, en fouillant une vieille malle remplie de photos en noir et blanc, j’ai trouvé ce dessin 🤔, j’aime à croire qu’il est de Thierry Vernet.

Ce qui est drôle, c’est que je suis passée par Belgrade en venant en Turquie, et que une fois en Serbie, je me suis souvenue de “L’usage du monde” que j’ai commencé à relire, j’ai eu la musique des Balkans dans une oreille et le livre dans l’autre main (en vrai c’est un pdf chargé sur mon téléphone et tablette 🙄🥺 mais c’est moins joli), grâce au récit des 2 amis j’ai visité le quartier de Sajmiste et tremblé parmi les âmes en peine qui me frôlaient, j’ai continué de déchiffrer ma tablette puis j’ai oublié. Ensuite j’ai rejoint Sofia qui m’a abreuvée de son eau aux propriétés salutaires puis le train jusqu’à Istanbul a été un enchantement. Je n’ai pas attrapé le syndrome de Stockholm en Suède, ni celui de Florence en Toscane, quoique. Par contre quel(s) chamboulement(s) aux portes de l’Orient. Il faudrait inventer un terme pour le syndrome correspondant. Dans un petit café qui ne payait pas de mine, j’ai eu envie de relire quelques lignes sur le passage des apprentis voyageurs d’antan. Puis j’ai voulu oublier, agacée par cette lecture électronique, je rêvais du bruit du papier, de l’odeur des pages, de la texture douce et râpeuse de quelques feuillets. J’ai repris le chemin des dédales encombrés de Kadiköy et me suis engouffrée dans une vieille boutique d’un autre temps. J’ai troqué les passants pressés par des piles de livres en équilibre. “Les livres en français ?” “Au sous-sol s’il vous plaît !” Bah j’y ai eu droit à mon shoot de vieilles lignes écrites sur de vieilles pages toutes jaunies. Lasse de ne pas trouver l’”Usage”, me suis assise sur une antique chaise en bois qui était comme Félicie, bancale, et j’ai plongé tête la première dans une malle remplie de photos d’illustres inconnus. Et j’ai vu ce dessin, j’ai souri en pensant à Belgrade et mes ambitions optimistes chez les antiquaires de là-bas, à la recherche d’une trace des deux poètes. Je n’en ai pas trouvé d’autres de ce genre au fond de la vieille malle. J’ai payé 10 livres turques, l’antiquaire-libraire m’a donné un sac plastique, il pleut sur Istanbul.

Sandrine

Le dessin en question n’est pas de Thierry Vernet, mais il vous aura permis, chère Sandrine, de rêver un moment et de voyager en imagination avec les deux artistes sur les routes des Balkans et de l’Orient. Merci de votre sympathique message.

Et voici deux dessins de Thierry Vernet extraits de L’Usage du Monde ( N. Bouvier )

Istanbul
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